Richards’Bay

Escale des voiliers en partance pour Cape Town. Après notre arrivée, voici  encore quelques voiliers arrivant cette fois ci de Madagascar. Et puis « Fleur de Sel » arrive un matin a notre couple.

thala-et-fleur-de-sel-a-richardsbay

« Fleur de Sel » à couple

nicolas-et-yves

Nicolas, Yves et l’ordinateur (le disque dur) qui une nouvelle fois ne veut plus rien savoir.

Beaucoup de voiliers dont « Fleur de Sel » vont rester ici pour passez les fêtes de fin d’année, recevoir la famille ou rentrer dans son pays. De notre côté, nous sommes trop grand pour trouver une place dans la marina. Nous avons aussi bien envie de descendre encore un peu. Cape Town ne sera pas pour nous avant début janvier, une fois la course Cape2RIo partie et les places libérées dans les marinas.

Nous profitons de la proximité de Parcs naturels pour avoir un premier contact avec la nature sud africaine. Voici le premier résultat en image. Un premier jet sans encore de connaissance du montage. Merci de votre indulgence.

Images prises sur un bras du Lac Sainte Lucie.

Changement de grand voile

10 ans avec notre grand voile. Elle aurait dépassé ses 50% de vie d’après l’oeil de Ben, notre voilier local. Notre dernière plaisanterie en Indonésie, dans ce grain son et lumière mémorable, lui a valu un petit bout décousu que Yves avait réparé tout de suite.

couture-dans-la-gv

Mais la réputation de l’océan indien étant là, nous préférons partir avec notre grand voile toute neuve que nous promenons depuis le départ. Bernard et Yves vont faire la manip. Sortir les embouts de lattes des chariots sur le mât, enlever la grand voile, enlever les lattes, ranger le GV, installer les lattes sur la nouvelle et remettre la grand voile neuve en place. Celle ci en dacron double pli est plus sourde que l’ancienne en hydranet Elvström simple pli.  Le grand quai s’avère bienvenu pour cette manoeuvre accomplie par nos deux compères marseillais.

bernard-et-yves-bis

bernard-et-yves

bernard-et-yves-ter

bernard-et-yves-quatro

quai-du-port

changement-de-la-grand-voile-1

L’ancienne grand voile est dépecée de ses lattes, pliée et rembarquée dans le carré.

changement-de-la-grand-voile-2

la-grand-voile-10-ans

les-marseillaisRemettre les lattes sur la nouvelle GV.

Nouvelles de Fleur de Sel

Samedi 3 décembre.

Estimation actuelle dans l’après-midi du 6 peu après la bascule du vent.
On aurait pu arriver demain le 4 dans l’aprem, mais pas possible au niveau météo donc on vient de passer 24h à la cape et c’est maintenant reparti.
Position ce soir 19h30 UTC : 27°57’S 37°06’E

Et vous ça va ? Avez-vous pu avoir une place ?
Les formalités pas trop compliquées ?

A bientôt,

Heidi & Nicolas

des photos, des récits,  un grand voyage,        http://journal.belle-isle.eu

Les esprits nous visitent

Nous voici tout proche de notre but, Richards’Bay.  Nous sommes sans vent, malmenés avec une forte houle, un courant de 4 nœuds qui porte au sud sud ouest. Seul le moteur qui tourne maintenant depuis presque une heure peut nous permettre de franchir cette limite entre l’océan et la terre, de parcourir ces 15 petits milles restants sur une route de 1500 parcourus depuis La Réunion, Et le moteur s’arrête. Silence. Grand silence.
Tout le monde se retrouve aussitôt dans le cockpit. Nous savons que personne n’a éteint le moteur, parce qu’il n’y avait simplement aucune raison de l’arrêter. Aucune alarme au préalable. Cela s’appelle donc une panne. Une panne moteur, de notre moteur qui ne nous a jamais lâché jamais en mer. On a eu des soucis de manettes de gaz, de turbo, mais qu’il nous abandonne là, comme cela, non. La côte est bien sur en vue, le ciel gris triste, et le courant, on sait qu’il est là et fort. Un écart de 70° entre le cap magnétique et le cap fond lorsque l’on avance a 4 nœuds sur la surface de la mer, c’est une belle marche en crabe. 20° pour la variation magnétique et donc 50° pour le courant.
Bon, il est tôt dans la matinée, cela nous laisse de la marge pour trouver une solution. Passer Richards’Bay et continuer sur Durban ne serait pas confortable, la météo changeante, les courants … Les garçons se jettent sur le moteur, les filles sur le tissu, les voiles quoi. Maintenant sous solent nous avançons a plus d’un nœud sur l’eau. Nous arrivons a conserver un cap, nous marchons bien avec le courant mais pas vers le port. C’est étonnant ce plus d’un nœuds de vitesse sur l’eau que me confirme notre sillage. Les accoups dans les voiles nous font avancer, les vagues aussi nous propulsent par accoups. Et je regarde la côté d’Afrique et je me dis que l’Afrique se défends bien. Quels sont les esprits de cette terre qui réservent à certains navigateurs quelques petites blagues de ce genre.
Nous sommes dans un vide d’espoir, celui de se voir amarrés aujourd’hui à un quai, mais nous y croyons tout de même. Yves et Bernard inspectent les filtres, démontent le rotor de pompe à eau pour constater qu’ils ne trouvent rien d’anormal. Là, on apprécie comme toujours ce moteur si accessible au milieu du carré et dont on peut faire le tour. Un voilier norvégien passe par là, en provenance de Madagascar avec 9 personnes à bord. Rien à faire pour nous, trop de houle pour qu’ils nous remorquent, ils préviendront les autorités à leur arrivée. Bon, c’est déjà un gentil petit signe ce voilier.
Ne voyant plus rien a vérifier rapidement, il reste a tenter un démarrage. Yves remonte le rotor, va chercher pour cela un joint neuf. On navigue comme si tout était normal, on arrive a la latitude de Richards’Bay, cap au sud sud ouest, le courant est constant . Allez, cher moteur et si tu redémarrais maintenant.
Bernard remonte un filtre, …. allez, même sans y croire beaucoup, mais si, allez, il va démarrer. Çà y est, Yves tourne la clé, le démarreur tourne, mais rien de normal ne se passe. Yves insiste, insiste, et ça y est, oui oui, il démarre.
A 2000 tours, tout roule bien. Allez l’Afrique, arrête de nous faire peur, c’est bon maintenant, laissez nous passer. A 13 heures, nous sommes amarrés et bien bien bien contents.  Il est 12 heures ici, heure de l’apéro !

1ere-vue-de-lafrique

Première vue  de la terre d’Afrique.
arrivee-yves

Entrée dans le chenal du Port de Richards’Bay.

arrivee-doriane

On longe le chenal

arrivee-bernard

Voilà voit la bouée à laisser à tribord pour aller vers la marina.

deavat-chez-dros

A quai, chouette, encore un baba au rhum !