En Nouvelle Zélande

Baie des Îles !

Rien que le nom de la baie où avons décider d’arriver est évocateur de ce qui nous attendait.

Le soleil commençait à se coucher lorsque nous avons passé les premières îles, puis nous nous sommes enfoncé dans la baie très profonde, très abritée.

Après vingt et un jours de mer, se retrouver subitement entouré d’îles était très surprenant, d’autant que chacune d’entre elle est différente de l’autre, l’une très boisée, l’autre entièrement recouverte d’herbe, une troisième entourée de falaise, la suivante est bordée d’une magnifique plage de sable blanc, certaines sont très plates, d’autres élevées !

Quel changement après à la Polynésie !

Au fur et à mesure que l’on s’enfonçait dans cette grande baie, on commençait à reconnaître des signes de civilisation.

Des bateaux étaient mouillés dans de petites anses, et l’on commençait à voir quelques maisons.

Puis l’on commença à voir la côte ou je fut émerveillais par certaines villas bien situées en haut de petites collines, avec une vue absolument fabuleuse sur toute la baie, certaines, construites en bois paraissaient totalement cachées par la végétations et les grands arbres, d’autre plus contemporaines dominaient tout le haut de certaines falaises.

On imaginait bien ces villas perchées au dessus de l’eau, avec en bas pour certaines, une petite baie avec une plage au font et un voilier au mouillage . Cela faisait rêver !

Puis l’on vit un premier village, Russel, puis un autre Paihia.

Nous devions aller jusqu’à Otua ou se trouvait une grande marina avec les services des douanes et les services vétérinaires si stricts !

La marina nous avait envoyé un mail nous précisant que nous devions nous présenter au douanes avant tout débarquement à terre, même un mouillage sans descendre à terre était interdit, nous devions aller au quai de quarantaine en attendant que les autorités viennent à bord.

Effectivement devant la marina un quai sans communication avec la terre était là pour accueillir tous les bateaux venant de l’étranger.

Il faisait presque nuit lorsque nous nous sommes amarrés sur ce quai, bien content d’être arrivé, avec en perspective, une bonne nuit entière, sans quart.

Nous en avons trop profité car, au petit matin, ce sont les douaniers qui sont venu nous réveiller.

Mais très courtois, ils ont attendu que nous soyons prêts pour faire leur inspection.

Une jeune femme, du service vétérinaire s’occupait de la visites de la nourriture et de tout ce qui concernait les produits risquant de nuire à l’équilibre sanitaire du pays. Claire s’est occupait de ce service et je me suis chargé du douanier.

En fait ces personnes, très habituées à la venue de bateau étranger, étaient particulièrement accueillantes, et souhaitaient laisser une bonne image de leur pays, tout s’est très bien déroulé et je pu, dès leur descente du bateau, changer mon pavillon jaune, sous les barres de flèche, par un pavillon de Nouvelle Zélande tout neuf ! Nous étions bien arrivé !

Puis nous avons pris contact avec la Marina pour avoir une place à quai pour trois jours.

En effet, nous avions demandé à l’équipage de rester à bord encore quelque jours afin de faire un grand nettoyage du bateau, et de faire la modification des aménagements, qui étaient adaptés à une vie en mer, afin de retrouver des aménagements plus adaptés à la vie à quai ou au mouillage.

Il nous fallu bien trois jours pour arriver au bout de ce grand nettoyage.

Puis nous sommes allés au mouillage juste devant la marina, avec gonflage des annexes, hors bord, canoë pour Claire, petits bateau gonflable pour Kjel et Brecht qui voulaient pouvoir ne pas dépendre de l’annexe à moteur et rentrer quand ils le voulaient.

Puis, il nous fallu, après le nettoyage du bateau, trouver une laverie pour le linge , puis d’une liaison wifi pour pouvoir lire nos mail, la première semaine fut très active !

En même temps nous sommes allés visiter les lieux, et le village voisin Paihia, situé à deux heures de marche à pied le long du rivage.

On ne voyait pas le temps passer !

Lors de notre traversée, nous avions lu sur une revue, vantant les charme de la marina d’Opua, qu’un rallye était organiser pour tous les voiliers arrivant à cette période dans la Baie des îles.

Nous avons demandé la possibilité de nous inscrire, et à notre arrivée, nous en avons reçu le programme. C’était tout à fait accueillant.

En fait un couple de navigateur, habitant le village après des longue années de navigation, organisait chaque année une semaine de festivités début novembre.

Nous étions très heureux de participer car c’était en fait tous les professionnels, travaillant dans le domaine du bateau, voiliers, ateliers de peinture, chantiers navals, atelier de mats et gréement, magasins d’accastillage, ateliers d’électronique, d’électricité marine, etc etc, qui finançaient tous les évenements de cette semaine avec chaque jour une ou deux présentation de le l’activité de chacun d’entre eux. Et chaque soir, comme les anglais savent bien le faire, des soirées animées ou tout le monde se retrouvait

Il y avait plus de cent bateaux qui étaient arrivés en même temps que nous et qui étaient inscris, ce qui fait que les échanges étaient importants et très enrichissants, nous avons ainsi fait la connaissance de beaucoup de monde. Des japonais venus de Tokyo en étant passé par l’Alaska, un voilier Franco-Suisse revenant d’un été en Patagonie, Une famille moitié Laotienne moitié Américaine qui vivait sur leur bateau depuis de nombreuses année, la moyenne de navigation des gens rencontré s’étalaient entre deux ans pour les plus récents à plus de onze ans pour les plus habitués. Nous avons beaucoup apprécié tous ce contacts !

Puis notre équipage nous a laissé, Daniel est parti vers le Philippines et Kjel et Brencht sont parti dans un ferme pour travailler, âgés de moins de trente ans, ils avaient la possibilité de travailler légalement pendant une année entière.

Nous les recontacterons lorsque nous rentrerons de notre séjour en France.

Pendant ce temps j’ai cherché, avec difficulté, un endroit ou laisser le bateau en toute sécurité pendant notre future absence, je pensais, au début, pouvoir le laisser facilement à terre, mais ce n’était pas possible. Finalement on nous a conseillé d’aller dans une marina toute neuve qui faisait des tarifs attractifs car elle était très récentes, et cherchait des clients.

Je l’ai aussitôt contacté, et effectivement, il y avait de la place.

Nous avons aussitôt décidé avec Claire d’y laisser le bateau.

C’est ainsi que dés la semaine de festivité terminé, nous avons à nouveau hissé les voiles pour rejoindre cette marina situé à moins de deux jours d’Opua.

Par une chance inouïe, nous sommes parti avec un bon vent portant et un soleil radieux, qui nous a suivi jusque dans la petite baie de Tutukaka, (l’orthographe est exacte!) ou nous avons passé la nuit.

Comme il nous fallait franchir la passe menant à la marina à 13 heures très précises afin de rentrer à l’étal de marée haute, le chenal n’étant pas dragué assez profond. Nous nous sommes levé très tôt, mais le vent n’était pas assez fort aussi la fin du trajet a été fait au moteur.

Nous sommes arrivé à l’heure, et nous nous sommes amarrés sans problème à notre place. Cette marina est très bien équipée, tout y est automatique, avec la même carte nous avons accès aux douches, aux machines à laver, aux séchoirs, aux toilettes, aux poubelles, au compteur électrique, etc etc. Et ça marche !

Pendant deux jours nous avons tout rangé de manière à ce que tout ce qui peut être abîmé par le soleil soit protégé.

Puis ce fut le départ vers Auckland, nous avons pris un bus jusqu’à la grande ville, plus grande que Marseille, mais très étendue. Il n’y a que de petites maisons individuelles avec aucun immeuble sauf au centre ville ou quelque tours devant le port rivalisent avec difficulté à aux immeuble vides de Panama.

Tout y est propre, bien organisé, c’est une atmosphère très agréable, nous avons passé une journée à nous promener, visiter, prendre des photos, puis ce fut le départ vers l’aéroport.

Une escale à Sydney, une escale à Dubaï, et trouvaille avec Paris et la France.

Notre billet retour est pour le 22 janvier.

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