J1 J2 J3

J1 165 milles en 24 heures
J2 140 milles en 24 heures
J3 083 milles en 24 heures

J1 rangements séchage
J2 slalom entre les grains
J3 calmes,vents tournants

J1 vu un gros bazard dans le bateau
J2 vu arc en ciel blanc entier à 3 heures du matin
J3 vu un gros thon sauter à côté de nous à deux reprises

J1 mangé les belles et bonnes crèmes de Josiane
J2 mangé beaucoup d’avocats
J3 mangé un grand jus d’ananas, fruits de la passion, carottes, betteraves, gingembre

Premiers jours

Premiers jours de mer, idylliques, un petit vent de 15 nœuds, mer un peu agitée, mais nous avançons bien, régulièrement, à 60/80 degré du vent.
A bord tout rentre dans l’ordre, on termine les rangements, nous retrouvons nos repères.
Les fruits et légumes à surveiller, les grains à regarder, les bateaux qui nous croisent à observer, puis, s’approcher, mais pas trop prêt, de Fernando do Noronha, nous l’avons vue cette nuit!
Maintenant un ciel très bas, le « peu de vent » arrive, nous entrons dans la « Pot au Noir »!
J’espère que ce ne sera pas pour trop longtemps!
Nous savons que le 9 Mai le vent revient, et du bon coté, et ne plus nous quitter jusqu’à l’arrivée, enfin j’espère, mais pour les jours qui viennent, nous ne savons pas très bien comment cela va se passer!
Mais le moral est bon, nous faisons des quarts de 4/5 heures, tout le monde y trouve son repos!
En gros tout va ben.
Yves

Départ de Jacaré Brésil

Un départ précipité de Jacaré car le courant de marée est très fort là bas si on ne part pas à temps. Au revoir chaleureux mais même pas d’embrassades, la passerelle est déja levée, les amarres arrières enlevées, c’est le bazard sur le pont, je rentre ce que peux en vrac à l’intérieur, tout est mouillé … on verra après. Hésitations pourtant car les conditions météo sont les pires que nous ayons vu depuis notre arrivée. Il s’agit de l’étendu des calmes, le « Pot au noir », zone autrefois maudites pour les grands voiliers qui restaient des jours encalminés avec toutes les conséquences. Chez les anglais, ce sont les « horses latitudes » car ils jetaient les chevaux à la mer pour garder l’eau à boire pour les marins. Donc, fait original, nous partons sans cap précis car nous ne savons pas encore où nous allons en destination finale ni surtout où passer au mieux cette bande de calmes redoutée et qui va loin d’est en ouest. Nous avons pensé mouiller à Fernanho de Norohna et attendre l’évolution de la météo. Mais il faisait nuit, avec de forts grains…. Nous sommes dans le laisser faire, nous attachant à avoir l’allure la plus confortable pour le bateau et nous. Notre petite vie à deux s’organise fort bien. Nous préservons notre énergie en jouant plus sur le cap que sur les voiles, moins fatiguant… un grain ? on abat et voilà ! Nous avons tout le temps devant nous. Tous les caps nous vont, nous n’en avons aucun précis. Original !

Sédentarisés

Et nous voilà bien sédentarisés dans ce coin de Brésil un peu perdu au bord d’un petit fleuve dont l’eau monte et descend très fortement, laissant à marée basse des milliers de petits crabes sortir de leurs trous et faire de drôles de danses avec leur unique grosse pince, bien haute levée, comme des manifestants  le feraient très élégamment avec leur poing.

Notre maison est au bout du ponton jaune, voici un mois que nous sommes là, un peu « chez nous ».

Les devoirs administratifs divers nous ont retenus ici et nous retiennent encore.

Une vague de nouveaux bateaux est arrivée. Retrouvailles, découvertes, jours après jours, les relations grandissent, les échanges en tout genre fonctionnent bien, les oiseaux chantent toute la journée, les divers marchés sont parcourus, la vie est paisible, restent les moustiques à qui l’on donne à manger notre sang régénéré à l’eau de coco dont nous faisons grande consommation.

La question météo est très présente. Rémy nous initie au dernier cri :  Wheather 4 D, des cartes satellites téléchargeables instantanément (Ovitalmaps) , mais il nous manque un système pour en bénéficier au large. Pas grave on compense autrement, le but étant d’avoir la position et le déplacement des grands centres sur l’Atlantique nord.

Notre route se précise. Les Antilles sont abandonnées, ce sera l’Europe au plus court. Selon les vents, les Açores, Madeire, ou pourquoi pas Cadix si le vent nous y amène.

Ou alors, une île perdue avec des cocotiers, bananiers, papayers, manguiers …  citronniers et poissonniers. Bref, espérons que la pêche va reprendre ….

Le 1er mai, Kalomina à toutes et tous.

Jacaré.

Le 12 ème jour était un poisson d’avril

Jacaré, Brésil. Dimanche 23 avril.

En relisant cette petite new du 12 ème jour, je ne me rappelais plus bien le goût de ce Mahi Mahi. Et, oui, un fantasme de pêcheurs et un vrai poisson d’Avril !

Pas une seule prise entre Cape Town et le Brésil. Mais cela va changer, nous avons mis cela dans notre programme Brésil Europe.

Le départ se profile.

Demain matin, formalités de sortie du territoire ….

complément d’avitaillement bien commencé hier matin au petit marché de Bessa à 6h30 du matin

et en route pour ….  pour ….  l’océan Atlantique.

Pour rallier l’Europe, les vents font passer la route par les Açores. Donc soit en gros, 3300 milles pour un direct d’ici avec la saison qui est encore un peu tôt en rapport avec la situation des dépressions (les navigateurs habitués sur cette route disent de partir mi mai).

Mais la situation météorologique actuelle a peut être aussi des avantages …

En passant par la Martinique, un peu moins de 2000 milles avec le plaisir d’avoir un courant favorable pouvant aller jusqu’à DEUX nœuds. Faire la route avec Wunjo, retrouver Fleur de Sel et Ralph Rover, et repartir sur les Açores en retrouvant Williwaw. C’est la route des amis et surtout avec des distances de 1000 milles de moins d’un coup. Comme nous partons tous les deux, cela peut être intéressant ….

Bon, on va geeker la météo à partir d’aujourd’hui.

En attendant, nous nous préparons …

12ème jour

Et voici notre douzième jour de mer depuis Sainte Helena. Un Atlantique tranquille, souriant, avec des nuits comme on les rêves, à contempler la grande ourse à l’envers et sur l’horizon, Jupiter, notre galaxie avec une voie lactée si puissante quand la lune s’est couchée. Peut être demain la terre …. Et pour couronner nos efforts de 12 jours à mettre une ligne de traîne, puis deux, puis trois, changeant la couleur des appats, ce matin, enfin, il était temps un splendide mahi mahi de plus d’un mètre 20 de long.
Toujours un peu désolés de voir une telle merveille à nos pieds, finalement inerte, ayant perdu toute sa robe multicolore, mais bon, nous le remercions et bientôt le réfrigérateur se remplit. Demain dimanche,
le Brésil, une autre histoire …
Le bord par 7°11 S 33°06W.

Encore 1350 milles

Ce matin, il y a du soleil, une mer calme, 10 à 12 nœuds de vent 120°. On hisse l’asymétrique!
Tout se passe bien, il se gonfle parfaitement, nous installons des barbers, j’ajoute des poulies sur le Tack pour qu’il ne frotte pas sur la ferrure d’étrave, tout est parfait, nous ajoutons 1 à 2 nœuds à notre vitesse!
La température est de 27°, mais avec ce petit vent, à l’ombre c’est très agréable.
C’est la premier jour ou l’on sent la chaleur, nous nous rapprochons de l’équateur. nous sommes à 12° seulement.
A bord on a de très gros problèmes à résoudre: « Qu’allons nous faire à manger pour notre tour de repas? »
Ce parcourt reste un des plus calme que nous avons fait depuis le début. Pourvu que ça dure! Il nous reste encore une bonne route, mais les conditions sont bonnes, et le courant est pour nous.

Saint-Helena

Nous voici arrivés hier à 13 heures TU. Des abords hostiles, des falaises arides, vraiment pas très attirante l’île. Mais l’accueil maritime fonctionne bien. Comme annoncé par un long mail de Fleur de Sel, Radio Port Control contacté par VHF nous attribut rapidement la bouée N°12. Puis Ferry Services vient nous prendre pour nous amener à terre. Vu les conditions sportives de débarquement et l’impossibilité de laisser une annexe vu le fort ressac, c’est avec ce petit bateau que nous gagnons la terre avec l’impératif de rentrer à bord au dernier passage à 18 h !
Pas de pub, chacun chez soi puisque pas de passage d’un bateau à un autre comme le veut la tradition des mouillages. Cette île va sûrement nous surprendre, 4000 personnes sur un cailloux si loin de tout, sans aucune île à proximité sinon l’Ascension, les Faklands et ….. l’Angleterre.
Mercredi 15 mai 2017.