Madère

Au moment où il fallait prendre l’option Madère ou Açores, la route des dépressions a rendu clairement possible celle pour Madère. La situation dont nous rêvions quand à Jacaré, nous avons été tenté par ces îles.

Eric, notre voisin de ponton est un ambassadeur prosélyte de son village « Jardim do Mar ». Sa description enthousiaste, fleurie, alléchante de fruits à prendre directement sur les arbres, d’un système d’irrigation aussi ancien que remarquable, et d’un village sans voiture nous a d’emblée séduite. N’étant ni l’un ni l’autre jamais été à Madère, ces îles présentent aussi d’autres avantages. Un peu plus sud donc moins fraîches, une population polyglotte, une destination moins courue à cette époque que les Açores, portail des bateaux qui rentrent des Antilles.
En effet, c’est la transhumance des bateaux qui rentrent sur l’Europe et fuient la période cyclonique des Caraïbes.
Nous naviguons donc tranquillement au cap direct pour Madère, avec au bout de nos deux lignes de pêche, du ravitaillement frais hier sous la forme de deux jolis poissons, mais tous petits en comparaison de nos prises déjà anciennes de mahi mahi et thon. Un poisson pour deux par repas, cuit au four pour Yves, au citron pour moi, un régal grandement apprécié. Le fénugrec germé nous constitue de jolies salades et nous dégustons cet océan bleu de rêve, en bordure de vents forts plus au nord.
Par 29°N 30°43W.

Une réflexion au sujet de « Madère »

  1. Salut Claire et Yves !
    Encore une belle étape en vue… avec quelques photos j’espère . Vous étiez si beaux au milieu des fruits brésiliens !
    Bisous depuis la Crête où nous randonnons dans les gorges, nous baignons dans les criques et buvons du Résina en pensant aux amis.

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